5 Francs Ecu (1795-1889)
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5 Francs Ecu (1795-1889)

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Massivement produit entre la fin du XVIIIe et la fin du XIXe, le 5 Francs Écu a vu se succéder les régimes politiques dans une France en constante mutation. Les multiples versions de cette pièce de monnaie en argent ouvrent une fenêtre sur une époque désormais révolue.

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Caractéristiques

Le 5 Francs Écu, une pièce aux multiples visages

La dénomination 5 Francs Écu est une appellation générique, sous laquelle sont regroupées de multiples pièces en argent. Produit à plus d'un milliard d'exemplaires entre 1795 et 1889, le 5 Francs Écu déroule sa longue histoire sur près d'un siècle. De la Première à la Troisième République, il a été le témoin des évolutions majeures survenues dans l'Hexagone, tant sur le plan économique que politique.

Fait notable, toutes les pièces de 5 Francs Écu ont un titre de pureté de 900 ‰, un diamètre de 37 millimètres et une masse de 25 grammes. Si l'exhaustivité est ici illusoire, on peut toutefois classer les principales déclinaisons du 5 Francs Écu en fonction des régimes politiques successifs. 

Le 5 Francs Écu sous la Première République

Héritage de la Révolution française, la Première République débute le 21 septembre 1792 et s'achève le 18 mai 1804. Période au cours de laquelle on distingue principalement trois versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Union et Force sous le Directoire : Régime politique mis en place sous la Première République, le Directoire débute en 1795 pour s'achever en 1799. Le 5 Francs Union et Force frappé durant cette période est l’œuvre d'Augustin Dupré, quatorzième graveur général des monnaies. L'avers montre Hercule vêtu de la peau de lion de Némée, entouré de part et d'autre de la Liberté et l’Égalité. Le revers porte la valeur faciale de la pièce, son millésime dans le calendrier révolutionnaire, ainsi que l'inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

•  Le 5 Francs Union et Force sous le Consulat : Né du coup d'État du 18 Brumaire an VIII, le Consulat succède au Directoire et s'étend jusqu'à la fin de la Première République, le 18 mai 1804. Régime politique autoritaire, il voit Napoléon Bonaparte devenir consul à vie à partir de 1802. Le 5 Francs Union et Force frappé entre 1799 et 1801 est également l’œuvre du graveur Augustin Dupré. Son esthétique est très proche de la version précédemment produite sous le Directoire.

•  Le 5 Francs Bonaparte Premier Consul : Bien que la Constitution de l'an VIII ait institué trois consuls, le pouvoir appartient en réalité au Premier consul Napoléon Bonaparte. Le 5 Francs Écu frappé en l'an XI et l'an XII est l’œuvre de Pierre-Joseph Tiolier, quinzième graveur général des monnaies. L'avers montre le profil de Napoléon Bonaparte tête nue, le regard tourné vers la gauche. Le revers porte classiquement la valeur faciale de la pièce, son millésime dans le calendrier révolutionnaire et l'inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

Le 5 Francs Écu durant le Premier Empire

Période charnière de l'histoire de France, le Premier Empire débute le 18 mai 1804 et s'achève le 4 avril 1814. Une décennie au cours de laquelle on distingue principalement cinq versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Napoléon Empereur avec calendrier révolutionnaire : Oint par le pape Pie VII, Napoléon Ier est sacré empereur le 2 décembre 1804 en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le 5 Francs Napoléon Empereur avec calendrier révolutionnaire est frappé en l'an 13 et l'an 14. Cette pièce de monnaie en argent porte sur l'avers le profil de l'empereur tête nue, le regard tourné vers la gauche. Le revers montre classiquement la valeur faciale de la pièce, son millésime dans le calendrier révolutionnaire, une couronne de laurier et l'inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

• Le 5 Francs Napoléon Empereur avec calendrier grégorien : Frappé de 1806 à 1807, le 5 Francs Napoléon Empereur avec calendrier grégorien est similaire à la version avec calendrier révolutionnaire. L'avers porte le profil de l'empereur tête nue, le regard tourné vers la gauche. Le revers montre la valeur faciale de la pièce, son millésime dans le calendrier grégorien, une couronne de laurier et l'inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

• Le 5 Francs Napoléon Empereur (Type transitoire) : Frappé à 49 000 exemplaires exclusivement en 1807, le 5 Francs Napoléon Empereur de type transitoire présente un grènetis et des listels plats. Une pièce rare très prisée des numismates !

• Le 5 Francs Napoléon Empereur (République française) : Créée par la circulaire du 5 Août 1807, cette pièce de monnaie en argent est frappée à 9,4 millions d'exemplaires entre 1807 et 1808. Elle présente sur l'avers le profil lauré de l'empereur. Le revers montre quant à lui la valeur faciale de la pièce, son millésime, une couronne de laurier et la traditionnelle inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

• Le 5 Francs Napoléon Empereur (Empire français) : Frappée à 126 millions d'exemplaires entre 1809 et 1814, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du médailleur français Nicolas-Antoine Brenet. Là encore, l'avers porte le profil lauré de l'empereur. Le revers présente la valeur faciale de la pièce, son millésime, une couronne de laurier, ainsi que l'inscription « EMPIRE FRANÇAIS ». Une rupture avec les versions précédentes !

Le 5 Francs Écu sous la Première Restauration

Débutée le 6 avril 1814 et achevée le 20 mars 1815, la Première Restauration voit brièvement le retour de la dynastie Bourbon sur le trône de France. De cette période, on retient principalement une version du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Louis XVIII (Buste habillé) : Frappée à près de 16 millions d'exemplaires entre 1814 et 1815, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du graveur Pierre-Joseph Tiolier. L'avers affiche le profil de Louis XVIII tête nue, portant la plaque de l'Ordre du Saint-Esprit. Sur le revers apparaît l'écu de France, surmonté d'une couronne et entouré de deux rameaux d'olivier. Sur la tranche se déploie l'inscription latine en lettres capitales « DOMINE SALVUM FAC REGEM ». Ce qui signifie « Seigneur, sauve le roi ».

Le 5 Francs Écu durant les Cent-Jours

Du 1er mars 1815 au 7 juillet 1815, les Cent-Jours marquent la tentative de reprise du pouvoir par Napoléon Ier. De cette période, on retient principalement une version du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Napoléon Empereur (Cent-Jours) : Frappée à 1,8 millions d'exemplaires en 1815, cette pièce de monnaie en argent offre un éclairage sur le retour de Napoléon Ier en France, après son exil sur l'île d'Elbe. L'avers montre le profil lauré du souverain, coiffé d'un ruban courant le long de sa nuque. De part et d'autre se déploie l'inscription en lettres capitales « NAPOLEON EMPEREUR ». Le revers porte la valeur faciale de la pièce, son millésime, une couronne de laurier, ainsi que l'inscription « EMPIRE FRANÇAIS ».

Le 5 Francs Écu sous la Seconde Restauration

La Seconde Restauration s'étend du 8 juillet 1815 au 2 août 1830. Après les Cent-Jours et l'exil de Napoléon Ier à Saint-Hélène, cette monarchie constitutionnelle tente de recréer une unité dans le pays sur des bases héritées à la fois de la Révolution et de l'Ancien Régime. De cette période on distingue principalement quatre versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Louis XVIII (Buste nu) : Frappée à 104 millions d'exemplaires entre 1816 et 1824, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du graveur français Auguste-François Michaut. L'avers montre le profil de Louis XVIII, tête nue, les cheveux rassemblés par un bandeau noué sur la nuque. Apparaissent le nom du graveur, une tête de cheval, ainsi que l'inscription « LOUIS XVIII ROI DE FRANCE ». Sur le revers apparaît l'écu de France, surmonté d'une couronne et entouré de deux rameaux d'olivier. Sur la tranche, on distingue l'inscription latine « DOMINE SALVUM FAC REGEM ». Ce qui signifie « Seigneur, sauve le roi ».

• Le 5 Francs Charles X (1er type) : Frère et successeur de Louis XVIII, Charles X règne du 16 septembre 1824 au 2 août 1830. Frappé à 23 millions d'exemplaires entre 1824 et 1826, le premier type du 5 Francs Charles X est l’œuvre d'Auguste-François Michaut. L'avers porte le profil du souverain tête nue, le regard tourné vers la gauche. Le revers montre le millésime de la pièce et l'écu de France couronné, disposé entre deux branches d'olivier.

• Le 5 Francs Charles X (2e type avec tranche en creux) : Frappée à 99 millions d'exemplaires entre 1827 et 1830, cette pièce de monnaie en argent est aussi l’œuvre du graveur Auguste-François Michaut. Sur l'avers apparaît le profil du monarque tête nue, tourné vers la gauche. Le revers montre la valeur faciale de la pièce, son millésime, l'écu de France couronné et deux branches d'olivier.

• Le 5 Francs Charles X (2e type avec tranche en relief) : Similaire à la version précédente, cette pièce de monnaie en argent se distingue par sa tranche en relief. Frappée à 4000 exemplaires exclusivement en 1830, elle est prisée des numismates pour sa rareté.

Le 5 Francs Écu sous la Monarchie de Juillet

Instaurée le 9 août 1830 après les émeutes des Trois Glorieuses, la monarchie de Juillet s'achève le 24 février 1848, pour laisser place à la IIe République. De cette période, on distingue principalement trois déclinaisons du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Louis-Philippe sans chiffre I : Membre de la Maison d'Orléans, Louis-Philippe Ier règne tout au long de la Monarchie de Juillet. La pièce de 5 Francs Louis-Philippe sans chiffre I est l’œuvre de Nicolas-Pierre Tiolier, seizième graveur général des monnaies. L'avers porte le portrait du monarque tête nue, tourné vers la droite. Sur l'inscription « LOUIS-PHILIPPE ROI DES FRANÇAIS », on note l'absence du chiffre romain I. Côté revers, on retrouve classiquement la valeur faciale de la pièce, son millésime et une couronne de laurier finement travaillée.

• Le 5 Francs Louis-Philippe Ier Tête nue : Similaire à la version précédente, cette déclinaison est aussi l’œuvre du graveur Nicolas-Pierre Tiolier. Cette fois-ci, l'avers porte l'inscription « LOUIS PHILIPPE I ROI DES FRANÇAIS ». Le chiffre romain a donc fait son apparition.

• Le 5 Francs Louis-Philippe Tête laurée : Frappée à près de 300 millions d'exemplaires entre 1831 et 1848, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du médailleur français Joseph-François Domard. Malgré l'appellation « Tête laurée », la couronne végétale portée par le monarque peut varier. Suivant les versions, il s'agira de laurier ou de chêne.

Le 5 Francs Écu sous la Deuxième République

Débutée le 24 février 1848 et achevée le 2 décembre 1852, la IIe République est marquée par l'introduction du suffrage universel masculin pour la première fois dans l'Hexagone. De cette brève période, on retient principalement trois versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Hercule (IIe République) : Frappée à 51 millions d'exemplaires entre 1848 et 1849, cette pièce de monnaie en argent a été réalisée d'après l’œuvre du graveur Augustin Dupré, décédé quinze ans plus tôt en 1833. L'avers montre Hercule vêtu de la peau de lion de Némée, entouré de part et d'autre de la Liberté et l’Égalité. Au-dessus des trois personnages se déploie la devise républicaine « LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ». Le revers porte la valeur faciale de la pièce, son millésime et l'inscription « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ».

• Le 5 Francs Cérès (IIe République) : Frappée à 37 millions d'exemplaires entre 1849 et 1851, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre d'Eugène-André Oudiné, graveur officiel du ministère des Finances de 1837 à 1887. L'avers montre le profil de la déesse romaine Cérès, divinité des moissons. Rassemblée en chignon, sa chevelure est agrémentée de plusieurs essences végétales. Sur le revers apparaissent la valeur faciale de la pièce, son millésime, ainsi qu'une couronne de chêne et de laurier. On note également la présence de la devise républicaine « LIBERTE·EGALITE·FRATERNITE· ».

• Le 5 Francs Louis-Napoléon Bonaparte (République française) : Frappée à 16 millions d'exemplaires en 1852, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre de Jacques-Jean Barre, graveur général des monnaies de 1843 à 1855. L'avers porte le profil de Louis-Napoléon Bonaparte, tête nue, tourné vers la droite. Le revers montre la valeur faciale de la pièce et son millésime, au centre d'une couronne composite de laurier de chêne. L'ensemble est surmonté de l'inscription en lettres capitales « REPUBLIQUE FRANÇAISE ».

Le 5 Francs Écu durant le Second Empire

Le Second Empire est instauré le 2 décembre 1852, un an jour pour jour après le coup d'État réussi par Louis-Napoléon Bonaparte. Il s'achève le 4 septembre 1870, après la défaite de Sedan lors de la guerre franco-prussienne. De ces deux décennies, on retient principalement deux versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Napoléon III Tête nue : Frappée à 14 millions d'exemplaires entre 1853 et 1859, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du sculpteur et médailleur français Louis-Charles Bouvet. Sur l'avers apparaît le profil du souverain tête nue, entouré de l'inscription « NAPOLEON III EMPEREUR ». Le revers porte un écu, orné de l'aigle impérial et surmonté d'une couronne. Les attributs du pouvoir sont rappelés par le sceptre et la main de justice, qui s'entrecroisent sous l'inscription « EMPIRE FRANÇAIS ».

• Le 5 Francs Napoléon III Tête laurée : Produite à 44 millions d'exemplaires entre 1861 et 1870, cette pièce de monnaie en argent est l’œuvre du peintre et médailleur français Désiré-Albert Barre. Sur l'avers apparaît le profil lauré du souverain, entouré de l'inscription « NAPOLEON III EMPEREUR ». Le revers montre un écu, orné de l'aigle impérial et surmonté d'une couronne. Sont également présents le sceptre et la main de justice, au-dessus desquels se déploie l'inscription « EMPIRE FRANÇAIS ».

Le 5 Francs Écu sous la Troisième République

Succédant au Second Empire, la Troisième République débute le 4 septembre 1870 et s'achève le 10 juillet 1940. Sept décennies au cours desquelles on retient principalement trois versions du 5 Francs Écu.

• Le 5 Francs Cérès sans légende : Cette pièce de monnaie en argent a été frappée entre 1870 et 1871. L'avers, qui est l’œuvre d'Eugène-André Oudiné, montre le profil de la déesse romaine Cérès, divinité des moissons. Rassemblée en chignon, sa chevelure est agrémentée de plusieurs essences végétales. Le revers, réalisé d'après l’œuvre de Joseph-François Domard, porte la valeur faciale de la pièce et son millésime, disposés au centre d'une couronne végétale.

• Le 5 Francs Cérès avec légende : Similaire à la version sans légende, cette pièce de monnaie en argent n'a été frappée qu'en 1870. Une différence notable apparaît sur le revers, avec la présence de la devise républicaine « LIBERTE·EGALITE·FRATERNITE· ».

• Le 5 Francs Hercule IIIe République : Frappée à 72 millions d'exemplaires entre 1870 et 1889, cette pièce de monnaie en argent a été réalisée d'après l’œuvre du graveur et médailleur Augustin Dupré. L'avers montre Hercule vêtu de la peau de lion de Némée, entouré de part et d'autre de la Liberté et l’Égalité. Le revers porte la valeur faciale de la pièce, son millésime, ainsi que l'inscription « REPUBLIQUE FRANÇAISE ». L'ensemble est agrémenté d'une couronne composée de laurier et de chêne.