20 Francs Union Latine

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Créée à l'initiative de quatre pays européens, l'Union latine a posé les bases d'un système monétaire international au-delà des frontières du Vieux Continent. Témoins de cette édification, les pièces de monnaie en or de l'Union latine nous offrent un voyage à la rencontre des nations du monde.

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Caractéristiques

Pureté/titre : 900 ‰
Poids : 6,451 g
Diamètre : 21 mm
Début de frappe : 1816
Fin de frappe : 1923

L'Union latine, un système monétaire international

Sous l'impulsion de Félix Esquirou de Parieu, la Convention monétaire donnant naissance à l'Union latine est signée le 23 décembre 1865 par la France, la Belgique, la Suisse et l'Italie. Ces quatre pays fondateurs seront rejoints en 1868 par la Grèce, à son tour signataire de l'accord. Les principes ? Une uniformisation monétaire et une intercirculation des monnaies à l'intérieur des pays membres. 

Séduits par ces principes, plusieurs États à travers le monde décident de s'associer à l'Union latine par accords unilatéraux ou bilatéraux. Mais cette expansion est mise à mal par la Première Guerre mondiale et l'effondrement des stocks d'or pour financer l'effort de guerre. L'Union latine est finalement dissoute le 1er janvier 1927, après six décennies d'existence. Restent ses pièces de monnaie en or, témoins de la construction d'un système monétaire international entre la seconde moitié du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres. 

Fait notable, toutes ces pièces ont un titre de pureté de 900 ‰, un diamètre proche de 21 millimètres et une masse de 6,45 grammes. À l'instar du 20 Francs Napoléon qui leur a servi de modèle !

Les pièces de Savoie et de Sardaigne

Dans le cadre de l'Union latine, deux pièces de monnaie en or sont issues de Savoie et Sardaigne. 

•. Le 20 Lires Charles-Félix : Surnommé le « Bien-Aimé », Charles-Félix est roi de Sardaigne et duc de Savoie de 1821 à 1831. Frappé à 550 000 exemplaires, le 20 Lires Charles-Félix est l’œuvre du médailleur italien Amedeo Lavy, graveur en chef de la Monnaie de Turin. L'avers porte le profil du souverain tête nue, entouré de l'inscription latine « CAR. ALBERTUS D. G. REX SARD. CYP. ET HIER. ». Sur le revers apparaît un écu, surmonté d'une couronne et accompagné du collier de l'ordre de l’Annonciade. L'ensemble est positionné entre deux branches de chêne.

•. Le 20 Lires Charles-Albert : Cousin de Charles-Félix, Charles-Albert est roi de Sardaigne, duc de Savoie et prince de Piémont de 1831 à 1849. Frappé à 2 millions d'exemplaires, le 20 Lires Charles-Albert est l’œuvre de Giuseppe Ferraris, successeur d'Amedeo Lavy au poste de graveur en chef de la Monnaie de Turin. L'avers porte le profil du souverain tête nue, entouré de l'inscription latine « CAR. FELIX D. G. REX SAR. CP. ET HIER. ». Le revers, quant à lui, est orné des armoiries de la Maison de Savoie.

L'Italie, signataire de l'Union latine

Dans le cadre de l'Union latine, deux pièces de monnaie en or sont issues d'Italie.

•. Le 20 Lires Vittorio Emanuele II : Débuté le 17 mars 1861 et achevé le 9 janvier 1878, le règne de Victor-Emmanuel II est celui de l'unité italienne. La pièce de 20 Lires à son effigie est l’œuvre du graveur Giuseppe Ferraris. Frappée à plus de 11 millions d'exemplaires entre 1861 et 1878, elle montre sur l'avers le profil du monarque tête nue, entouré de l'inscription « VITTORIO EMANUELE II ».

•. Le 20 Lires Umberto I : Fils de Victor-Emmanuel II, Umberto I monte sur le trône d'Italie le 9 janvier 1878. Son règne, long de deux décennies, prend fin le 29 juillet 1900 lorsqu'il est assassiné à Monza par l'anarchiste Gaetano Bresci. Frappé à plus de 8 millions d'exemplaires entre 1879 et 1897, le 20 Lires Umberto I est l’œuvre du médailleur italien Filippo Speranza. L'avers montre le profil du souverain tête nue, entouré de l'inscription « UMBERTO I RE D'ITALIA ». Le revers porte classiquement les armoiries de la Maison de Savoie, accompagnées du collier de l'ordre de l’Annonciade.

La Belgique, signataire de l'Union latine

Dans le cadre de l'Union latine, trois pièces de monnaie en or sont issues de Belgique.

•. Le 20 Francs Léopold Ier : Roi des Belges de 1831 à 1865, Léopold Ier est issu de la Maison de Saxe-Cobourg et Gotha. Frappé à 1,5 millions d'exemplaires entre 1865 et 1866, le 20 Francs Léopold Ier figure parmi les pièces en or de l'Union latine. Sur l'avers, le monarque apparaît de profil, tête nue, le regard tourné vers la droite. Le revers porte la valeur faciale de la pièce, cernée de part et d'autre par deux branches végétales. L'ensemble est l’œuvre du sculpteur et médailleur belge Léopold Wiener.

•. Le 20 Francs Léopold II : Roi des Belges du 17 décembre 1865 au 17 décembre 1909, Léopold II est le fils et successeur de Léopold I. Mis en circulation à grande échelle, le 20 Francs Léopold II a été frappé à 20 millions d'exemplaires entre 1870 et 1882. Réalisée par le graveur Léopold Wiener, cette pièce de monnaie en or montre sur l'avers le profil du monarque tête nue. Le revers porte les armoiries de la Belgique, surmontées de la devise nationale « L'UNION FAIT LA FORCE ».

•. Le 20 Francs Albert Ier : Débuté en décembre 1909 et achevé en février 1934, le règne d'Albert Ier couvre près d'un quart de siècle. Frappé à 125 000 exemplaires au cours de l'année 1914, le 20 Francs Albert Ier figure parmi les pièces en or de l'Union latine. L'avers montre le buste du souverain en tenue militaire. Sur le revers apparaissent l'écusson aux armes de la Belgique, le collier de l'ordre de Léopold et le manteau d'hermine surmonté d'une couronne. Une esthétique des plus réussies, que l'on doit au sculpteur et médailleur belge Godefroid Devreese.

La Grèce, signataire de l'Union latine

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue de Grèce.

•. Le 20 Drachmes Georges Ier : Roi des Hellènes de mars 1863 à mars 1913, Georges Ier est le deuxième souverain de la Grèce moderne. Le 20 Drachmes Georges Ier est décliné en deux versions, respectivement réalisées par Désiré-Albert Barre et son fils Jean-Auguste Barre. Figurant parmi les pièces de monnaie en or de l'Union latine, ces deux versions portent toutes deux sur l'avers le profil du monarque, tourné vers la droite et entouré de l'inscription grecque « ΓΕΩΡΓΙΟΣ Α! ΒΑΣΙΛΕΥΣ ΤΩΝ ΕΛΛΗΝΩΝ ». Ce que l'on peut traduire par « Georges Ier, roi des Hellènes ».

L'Autriche-Hongrie, associée à l'Union latine par accord bilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue d'Autriche-Hongrie.

•. Le 20 Francs François-Joseph Ier : Empereur d'Autriche et roi apostolique de Hongrie, François-Joseph Ier règne durant près de sept décennies, du 2 décembre 1848 au 21 novembre 1916. Fait notable, le 20 Francs François-Joseph Ier est également connu sous le nom de 8 Florins François-Joseph Ier. Frappé à près de 1,9 millions d'exemplaires entre 1870 et 1892, il figure parmi les pièces de monnaie en or de l'Union latine. L'avers, que l'on doit au médailleur autrichien Josef Hermann Tautenhayn, porte le profil de l'empereur tête laurée. Tout autour se déploie l'inscription latine « FRANCISCVS·IOSEPHVS·I·D·G·IMPERATOR·ET·REX », que l'on peut traduire par «  François-Joseph Ier, par la grâce de Dieu, empereur et roi ». Le revers montre un aigle bicéphale couronné aux ailes déployées. Symbole impérial autrichien finement rendu par le médailleur Anton Scharff !

La Russie, associée à l'Union latine par accord bilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, deux pièces de monnaie en or sont issues de Russie.

•. Le 5 Roubles Alexandre III : Empereur de Russie et roi de Pologne de mars 1881 à novembre 1894, Alexandre III appartient à la Maison Romanov. Frappé à 20 millions d'exemplaires entre 1886 et 1894, le 5 Roubles portant son nom est classé parmi les pièces de monnaie en or de l'Union latine. Sur l'avers apparaît le profil de l'empereur tête nue. On peut y lire l'inscription en alphabet cyrillique « Б.М.АЛЕКСАНДРЪ III ИМПЕРАТОРЪ И САМОДЕРЖЕЦЪ ВСЕРОССIЙСКIЙ ». Ce qui signifie « Alexandre III, par la grâce de Dieu, empereur et autocrate de toute la Russie ». 

•. Le 7,5 Roubles Nicolas II : Débuté en novembre 1894, le règne de l'empereur Nicolas II s'achève en mars 1917, lorsque la Révolution russe le contraint à abdiquer. Au cours de la seule année 1897, les ateliers de Saint-Pétersbourg frappent près de 17 millions d'exemplaires du 7,5 Roubles Nicolas II. L'avers de cette pièce de monnaie en or montre le profil de l'empereur tête nue, entouré de l'inscription « Б.М.АЛЕКСАНДРЪ III ИМПЕРАТОРЪ И САМОДЕРЖЕЦЪ ВСЕРОССIЙСКIЙ ». Ce qui signifie « Nicolas II, par la grâce de Dieu, empereur et autocrate de toute la Russie ».

La Roumanie, associée à l'Union latine par accord bilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue de Roumanie.

•. Le 20 Lei Carol Ier : Roi de Roumanie de mars 1881 à octobre 1914, Carol Ier est membre de la Maison de Hohenzollern. Entre 1883 et 1890, les ateliers de Bucarest frappent plus de 381 000 exemplaires du 20 Lei Carol Ier. Sur l'avers de cette pièce de monnaie en or, le monarque est représenté de profil, tourné vers la gauche et tête nue. L'inscription « CAROL I REGE AL ROMANIEI » signifie « Carol Ier, roi de Roumanie ». Sur le revers apparaît un écu surmonté d'une couronne et flanqué de part et d'autre de deux lions majestueux.

La Principauté de Monaco, associée à l'Union latine par accord bilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue de Monaco.

•. Le 20 Francs Charles III : Prince de Monaco du 20 juin 1856 au 10 septembre 1889, Charles III appartient à la Maison Grimaldi. Frappé entre 1878 et 1879, le 20 Francs Charles III est l’œuvre d'Hubert Ponscarme, sculpteur et médailleur français formé aux Beaux-Arts de Paris. L'avers montre le profil du prince tête nue. Le revers porte classiquement la valeur faciale de la pièce et les armoiries de la Principauté de Monaco.

La Serbie, alignée sur l'Union latine par accord unilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue de Serbie.

•. Le 20 Dinars Milan Obrenovic : Devenu roi de Serbie en mars 1882, Milan Obrenovic abdique au profit de son fils Alexandre Ier seulement sept années plus tard, en mars 1889. Le 20 Dinars à son effigie est décliné en deux versions. La première est produite en 1879, alors qu'il n'est encore que prince de Serbie sous le nom de Milan IV. La seconde, réalisée en 1882, est l’œuvre du médailleur autrichien Anton Scharff. Elle porte l'inscription « МИЛАН I КРАЉ СРБИЈЕ », qui signifie « Milan Ier, roi de Serbie ».

La Bulgarie, alignée sur l'Union latine par accord unilatéral

Dans le cadre de l'Union latine, une pièce de monnaie en or est issue de Bulgarie.

•. Le 20 Leva Ferdinand Ier : Roi des Bulgares d'octobre 1908 à octobre 1918, Ferdinand Ier est membre de la   Maison de Saxe-Cobourg et Gotha. Frappé en 1894, le 20 Leva Ferdinand Ier figure parmi les pièces de monnaie en or de l'Union latine. L'avers présente le profil du monarque, tête nue. Le revers montre classiquement les armoiries surmontées d'une couronne et portant un lion en leur centre.