20 Francs Tunisie

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Pièce en or multilingue, le 20 Francs Tunisie lève le voile sur l'histoire commune qui lia la France à la Tunisie dès la fin du XIXe siècle. Son esthétique finement travaillée et ses spécificités monétaires séduisent les numismates, qu'ils soient collectionneurs ou investisseurs.

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Caractéristiques

Focus sur le 20 Francs Tunisie

Avec un titre de pureté de 900 ‰, un diamètre de 21 millimètres et une masse de 6,451 grammes, le 20 Francs Tunisie possèdent les mêmes caractéristiques que le 20 Francs OR produit dans l'Hexagone sous la Troisième République. Frappé dans les ateliers de la Monnaie de Paris entre 1891 et 1928, le 20 Francs Tunisie est l'un des marqueurs de l'histoire coloniale française en Afrique du Nord.

Tout commence le 12 mai 1881 quand le traité du Bardo institue le Protectorat français de Tunisie. Une décennie plus tard, le 20 Francs Tunisie est mis en circulation, en remplacement du Rial tunisien jusqu'alors en vigueur. Symbole de l'autorité coloniale, le 20 Francs Tunisie sera lui-même remplacé par le dinar tunisien le 18 octobre 1958, deux ans après l'accession de la Tunisie à l'indépendance.

Au fil de sa longue histoire, le 20 Francs Tunisie a été décliné en trois versions successives, correspondant respectivement aux souverains Ali III Bey, Hédi Bey et Naceur Bey. Quelle que soit la déclinaison, cette pièce de monnaie en or est exonérée de TVA, en application de la directive européenne du 12 octobre 1998 relative à l'or d'investissement.

Le 20 Francs Tunisie Ali III Bey

Ali III, également connu sous le nom d'Ali ben Hussein, appartient à la dynastie des Husseinites. Bey de Tunis d'octobre 1882 à juin 1902, il est cantonné à un rôle honorifique. La réalité du pouvoir étant détenue par les autorités coloniales depuis la signature des accords de La Marsa, le 8 juin 1883.

Le 20 Francs Tunisie Ali III Bey offre un éclairage sur le règne de ce souverain, dont les restes reposent dans le mausolée du Tourbet El Bey au sud-ouest de la médina de Tunis. L'esthétique réussie de cette pièce de monnaie en or est l’œuvre du médailleur français Jean Lagrange, graveur général des monnaies de 1880 à 1896. L'avers de la pièce, rédigé en arabe, porte le monogramme du souverain Ali III. Le revers est, quant à lui, rédigé en français. On peut y lire notamment la valeur faciale de la pièce, son millésime et la lettre A, signe distinctif des ateliers de la Monnaie de Paris. L'ensemble est positionné au centre d'une frise florale finement rendue.

Le 20 Francs Tunisie Hédi Bey

Hédi Bey, également connu sous le nom de Mohamed el-Hadi, est l'héritier du souverain Ali III dans la dynastie des Husseinites. Devenu Bey de Tunis en juin 1902, il apparaît comme un souverain cultivé et un fin stratège politique. Atteint d'une paralysie des membres inférieurs en 1904, il s'éteint le 11 mai 1906 au palais de Dermech à Carthage.

Le 20 Francs Tunisie Hédi Bey évoque le souvenir de ce monarque, qui repose comme son père au mausolée du Tourbet El Bey. On doit cette pièce de monnaie en or au sculpteur Henri-Auguste-Jules Patey, membre de l'Académie des beaux-arts et graveur général des monnaies de 1896 à 1930. Sur l'avers apparaît le monogramme du souverain Hédi Bey, calligraphié en arabe. Le revers est analogue à celui de la version Ali III, à l'exception du millésime.

Le 20 Francs Tunisie Naceur Bey

Cousin et successeur de Mohamed el-Hadi, Naceur Bey est également connu sous le nom de Mohamed el-Naceur. Bey de Tunis de mai 1906 à juillet 1922, il manifeste à plusieurs reprises sa désapprobation face aux décisions de l'autorité coloniale. L'histoire retiendra notamment sa proximité avec le mouvement nationaliste naissant du Destour, dont il partage le désir d'émancipation.

Dernier né de la série, le 20 Francs Tunisie Naceur Bey est l'oeuvre du graveur Henri-Auguste-Jules Patey. Comme pour les versions précédentes, l'avers de la pièce porte le monogramme du souverain en arabe. Quant au revers rédigé en français, il reste inchangé hormis le millésime.